Le gouvernement passe à l’offensive contre le protoxyde d’azote. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé la création prochaine de trois délits pour lutter contre l’usage détourné du gaz hilarant. Le phénomène est de plus en plus visible, y compris sur notre territoire.
➡️ On ne rit plus vraiment
L’inhalation du protoxyde d’azote, la conduite sous emprise et le transport de cartouches sans motif légitime sont désormais punis par la loi. Le ministre de l’Intérieur a expliqué ainsi qu’inhaler le produit serait passible d’une « peine d’un an de prison et de 3.750 euros d’amende » avec possibilité d’une amende forfaitaire de 200 euros. Il a ajouté que le transport du produit sans motif légitime sera passible « de 2 ans de prison et 7.500 euros d’amende » et la conduite sous son emprise de 3 ans de prison et 9.000 euros d’amende ». Enfin, La vente illégale sera sanctionnée (jusqu’à six mois de prison et 7.500 euros d’amende avec possibilité d’une amende forfaitaire délictuelle (AFD) de 500 euros) et les commerces contrevenants feront l’objet d’une fermeture administrative.
➡️ Stopper la consommation
Objectif : mettre fin à une pratique en forte hausse, notamment chez les jeunes. Dans plusieurs communes ardennaises, les cartouches abandonnées sur les parkings, parcs ou abords de soirées sont devenues monnaie courante. Longtemps considéré comme anodin car utilisé en cuisine, le protoxyde d’azote présente pourtant de réels dangers : troubles neurologiques, pertes de connaissance et accidents parfois graves. La tolérance zéro s’annonce face à un phénomène désormais considéré comme un enjeu majeur de santé publique et de sécurité. Les utilisateurs sont prévenus, plus personne ne rit.