Anicet Girardin a succombé à ses blessures hier (mercredi) après une attaque au Liban. Une embuscade du Hezbollah qui a donc coûté la vie au caporal-chef. Il était maître-chien et rattaché au régiment de Suippes. Le soldat avait passé son enfance à Juniville.
➡️ « Violemment pris à partie par des tirs »
Anicet Girardin était déployé au Liban depuis le mois de janvier 2026. La ministre des Armées a précisé les conditions de cette embuscade en terre hostile. « Violemment pris à partie par des tirs nourris de combattants du Hezbollah embusqués à très courte distance, il portait secours à son chef d’élément qui venait de tomber lorsqu’il a été à son tour grièvement touché », a indiqué sur X Catherine Vautrin.
Le soldat avait été rapatrié en France et était soigné à l’hôpital militaire de Clamart, où il est finalement décédé. L’Armée de terre a également salué sur X la mémoire de ce soldat maître-chien, spécialisé dans la recherche et la détection d’explosifs, « consciencieux, discret et d’une grande fiabilité ». Il avait déjà été déployé en 2019 au Liban, puis au Mali.
➡️ Papa d’un enfant de deux ans
Anicet Girardin était né à Reims mais il a grandi et passé sa jeunesse à Juniville dans les Ardennes. Le maire de la commune a d’ailleurs fait part de son émotion à l’AFP suite à son décès. « C’était un bon garçon, vivant, sans problèmes, que toute la population connaissait », a renseigné Bruno Rochon. Un hommage solennel lui sera rendu les 7 et 8 mai, a indiqué le maire de Reims sur ses réseaux sociaux.
Anicet Girardin avait 31 ans. Il était père d’un enfant de deux ans. Ardennes Actus présente ses plus sincères condoléances à sa famille, ses frères d’armes et à ses proches.
📝 Rémi Thèvenin