L’accès du détroit d’Ormuz est bloqué aux pétrolier et le conflit opposant l’Iran, Israël et les États-Unis s’invite déjà dans les stations-service. La hausse du prix de l’essence est fulgurante entre le début de semaine et ce vendredi.

➡️ Le gazole à 1,99€ le litre

Les spécialistes assurent qu’il faut environ quinze jours pour que les tarifs se répercutent après une hausse du prix du baril. Le ministre de l’Économie a assuré mercredi qu’il allait surveiller de près l’attitude des distributeurs de carburant pour éviter d’impacter les consommateurs. Sur le terrain, cela ne semble pas vraiment se vérifier. Pour exemple, mardi la station Esso de l’avenue De-Gaulle à Charleville-Mézières affichait le gazole à 1,72 euro le litre. Aujourd’hui, le panneau lumineux clignote à 1,96 euro, quand la station-service de Carrefour Villers/Semeuse fait grimper le litre à 1,99 euro. « C’est une honte, ils profitent de la crise en Iran pour nous faire payer plus cher du carburant qu’ils ont pourtant en stock », lance Florent devant les pompes. Les mêmes augmentations sont constatées pour le SP95 et le SP98.

➡️ La ruée des automobilistes à la pompe n’arrange rien

Contacté pour réagir à la situation des consommateurs au moment de faire le plein, le député Pierre Cordier n’a pas mâché ses mots. « C’est un scandale, les distributeurs s’en mettent plein les poches », a indiqué d’emblée le parlementaire. « J’ai justement envoyé un courrier ce matin au ministre des Finances. » La ruée des automobilistes n’arrangerait rien, selon la logique de l’offre et de la demande. « Évidemment, les distributeurs profitent de la situation sur leur stock actuel, poursuit Pierre Cordier. J’en appelle d’ailleurs à leur responsabilité. »L’élu évoque également la piste d’une TICPE (ex-TIPP) flottante en période de crise afin d’amortir la facture à la pompe.

Pour l’heure, faire le plein n’a jamais coûté aussi cher.