Depuis la fermeture de C&A fin janvier et Casa en mai 2025, les deux cellules commerciales restent désespérément inoccupées sur la zone commerciale de Carrefour Villers-Semeuse. Et pour l’heure, les investisseurs ne semblent pas se bousculer au portillon.

➡️ Des visites sans lendemain

Près de dix mois après la fermeture de l’enseigne Casa, le local est resté rideau baissé. Les visites se seraient pourtant multipliées ces derniers mois
sans au final déboucher sur un projet concret. « On en a vu des visiteurs mais aucune avancée ne semble s’être finalisée ensuite », confie une employée d’un commerce voisin. Le montant du loyer, la conjoncture économique ou encore la superficie des locaux constitueraient autant de freins pour d’éventuels investisseurs. Selon nos informations, le loyer avoisinerait les 8 000 € mensuels, taxe foncière incluse. Un niveau d’engagement financier qui reste important pour le lancement d’une activité.
Et puis certaines enseignes nationales imposent des critères difficiles à réunir. À titre d’exemple, une franchise comme Grand Frais exige une surface de vente minimale de 950 m², sans compter les réserves et les quais de livraison, quand l’ancien local Casa propose environ 600 m² seulement.

➡️ Un avenir plus favorable pour l’ex C&A ?

L’horizon semblerait semblerait légèrement plus encourageant du côté de C&A. Une enseigne se serait positionnée sur le dossier, sans confirmation officielle à ce stade. Le local, lui aussi d’environ 600 m², reste en tout cas pour l’instant rideau baissé. Les affiches de mise en location ont en tout cas déserté la vitrine. « On attend de voir mais bon avec le prix de l’essence les gens ne vont pas se presser dans les zones commerciales, souffle un habitué des lieux. Et tout se raconte d’un jour sur l’autre à propos de ces locaux. »Pour en avoir le cœur net, nous avons tenté de joindre les agences immobilières concernées mais sans succès.

Une chose est sûre : les enseignes voisines espèrent revoir rapidement de l’activité. Des cellules vides pendant de longs mois ne constituent jamais un signal positif pour la dynamique commerciale d’une zone.