La cour d’assises des Ardennes a rendu son verdict ce jeudi après trois jours de procès. Kévin Castor a été reconnu coupable du meurtre de sa voisine Véronique Sobanski et condamné à 16 ans de réclusion criminelle. Les faits s’étaient produits le 8 octobre 2023 à Charleville-Mézières à la Ronde Couture.
➡️ Un crime suivi de tentatives de dissimulation
Au fil des débats, les jurés ont entendu le récit d’un homicide marqué par une volonté d’effacer les traces. L’accusé a reconnu avoir étranglé la victime avant de tenter de dissimuler son implication. L’enquête a notamment révélé l’utilisation de la carte bancaire de la victime pour acheter de la javel, produit retrouvé sur la scène de crime. Les investigations numériques ont également mis en évidence des recherches effectuées sur son téléphone portable concernant l’effacement d’empreintes digitales et le nettoyage d’une scène criminelle. Des éléments qui sont venus conforter la thèse de l’accusation.
➡️ Un verdict accueilli avec réserve
Si la reconnaissance de culpabilité a apporté une forme de soulagement aux parties civiles, la peine prononcée a suscité des réactions partagées. Certaines espéraient une condamnation plus lourde au regard de la gravité des faits. « C’est dégueulasse on peut pas se satisfaire de ça, il a changé mille fois de version et au final il l’a tué », a lâché un jeune homme devant le palais de justice.
Kévin Castor dispose d’un délai de dix jours pour faire appel de cette décision.