« ON VOULAIT RENDRE SERVICE, PAS SE FAIRE INSULTER » : LA BOULANGERIE MAISET MET FIN AU RELAIS COLIS

La boulangerie Maiset délivre ses derniers colis. À bout face à des comportements jugés de plus en plus agressifs, les gérants ont décidé de mettre un terme à leur activité de point relais après six années de service pour se concentrer uniquement sur son activité : la boulangerie-pâtisserie.

➡️ Un service rendu au village

DPD, Colissimo, Pick Up, La Poste… Autant de services qui ne seront bientôt plus proposés dans la boulangerie situé rue Pussemange. Victoria et Jérôme Maiset avaient pourtant accepté de devenir point relais pour faciliter le quotidien des habitants. « On l’avait fait pour rendre service dans le village, indique la patronne. Pendant six ans, ça s’est bien passé, mais aujourd’hui on préfère arrêter avant que ça ne finisse mal. »

En cause : des horaires de retrait bien définis que certains clients auraient de plus en plus de mal à respecter.

➡️ Une pression devenue quotidienne

Selon les gérants, certaines personnes exigent la remise de colis à n’importe quel moment de la journée, y compris pendant les heures d’affluence ou même lorsque le commerce est fermé. « Les gens appellent en disant qu’ils sont devant la porte et qu’on doit rouvrir exprès pour eux, il faut le voir pour le croire », raconte Victoria Maiset. Une situation devenue pesante qui peut trop souvent s’accompagner d’insultes. Les artisans qui assurent déjà de longues journées pour faire vivre leur commerce en ont ras-le-bol.

➡️ « Il faut savoir s’arrêter »

La décision a donc été prise face à cette montée des tensions : la boulangerie cesse définitivement son activité de relais colis. « On voulait rendre service et pas prendre des risques pour de simples colis alors que ce n’est pas notre métier. Après, il ne faudra pas se plaindre que les villages se meurent… mais on ne peut plus continuer comme ça », conclut la commerçante.

Les derniers colis encore en attente seront prochainement redirigés vers le point relais de Nouzonville. Les retardataires doivent se dépêcher. Un sourire serait même le bienvenu pour des artisans affectés de la situation.