Le centre aquatique Camourau est fermé depuis le jeudi 26 mars à 18 heures. Cette fermeture administrative, décidée par la communauté de communes des Portes du Luxembourg, reste pour l’heure sans issue. La situation s’enlise et les positions semblent diverger.

➡️ La procureure de la République avertie

Les bassins sont donc inaccessibles au public depuis dix jours. Une situation qui pénalise l’ensemble des usagers
tandis que l’équipement communautaire demeure portes closes. Contacté, le vice-président de l’agglomération chargé des équipements n’a pas souhaité s’étendre sur le sujet. « Une enquête publique est en cours, la procureure de la République a été avertie. Ce n’est plus à nous de nous prononcer, je n’ai rien à ajouter », indique Jean-Jacques Coen. Le maire de Mouzon avait de son côté réagi sur les réseaux en arguant que « cette situation prive le territoire d’un équipement essentiel et apprécié de tous, l’évolution de ce dossier sera suivi avec attention ». Les maîtres-nageurs de la structure sont eux aussi dans l’expectative. En attente de décision les professionnels ne se rendent plus au travail et restent sans visibilité sur leur avenir.

➡️ Quatre maîtres-nageurs en ligne de mire

Dans son communiqué publié le 26 mars pour justifier la fermeture administrative, la communauté de communes évoquait « de nombreux signalements ainsi que plusieurs manquements dans les relations avec les usagers et les scolaires ». Une source proche du dossier a souhaité apporter un autre éclairage sur les faits reprochés. Selon cette source, les écarts de conduite concerneraient « des repas de service après la vidange ou encore des pots partagés lors d’anniversaires, comme cela se fait dans de nombreuses structures pour entretenir la cohésion d’équipe, ce qui relève de l’occasionnel ». Avant d’ajouter : « Il n’y a jamais eu le moindre accident dans cette piscine dont la fréquentation a chuté avec une baisse volontaire de la température de l’eau qui a pénalisé la structure. Les élus se cachent derrière un déficit de fonctionnement proche d’un million d’euros et détournent le problème. » D’après nos informations, un accrochage aurait néanmoins eu lieu avec une professeure des écoles d’une commune voisine, sans que davantage de précisions n’aient été communiquées.

Joint par téléphone, un maître-nageur a accepté de réagir brièvement : « Je suis à la maison, je rumine. Nous sommes tous mal, sans aucune nouvelle. »

L’enquête publique devra désormais éclaircir les circonstances de cette fermeture soudaine et la mise à l’écart du personnel.